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Sciences légales : Introduction
Une des forces de Patricia Cornwell est le recours aux sciences légales.
Elle fut la première à les considérer comme le
pivot central de ses intrigues. Elle a largement participé
à la propagation de ces sciences dans le grand public, à
l’intérêt – voire à la fascination
– pour ce qui demeurait avant elle dans l’esprit des gens
un « découpage de cadavres », ou des « trucs
scientifiques » abscons. Sans aucun doute, ses romans ont aussi
contribué au développement d’un nouveau genre
littéraire et à la multiplication de séries télévisées
dont l’argument tourne autour des sciences légales.
P. Cornwell est parvenue à « vulgariser » au sens
noble du terme, la science dans ses moments les plus époustouflants.
Sa scientifique médecin légiste expert (Kay Scarpetta)
est une sorte d’archétype dans lequel tous les scientifiques
peuvent se reconnaître.
Au-delà de sa maîtrise des techniques et des méthodologies,
le message que fait passer Kay Scarpetta est d’une élégance
glacée mais bouleversante : rendre leur voix aux morts. C’est,
au fond, la substance même des romans de Patricia Cornwell.
L’auteur a illustré nombre de techniques, voire de
disciplines scientifiques, dans les différentes aventures
de Kay Scarpetta.
N.B. : La loi pénale française est assez différente
de celle des Etats-Unis, notamment en ce qui concerne le rôle
des médecins légistes. Seule la loi américaine
sera évoquée ici.
>>> Suite
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