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Sciences légales : Balistique « médico-légale
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Il s’agit d’un examen de blessures, qui devient assez
spécifique dans le cas d’un meurtre, d’un accident
mortel ou d’un suicide à l’arme à feu. Les
blessures à l’arme à feu sont caractérisées
par l’orifice d’entrée, la trajectoire dans le
corps et l’orifice de sortie, si la balle est ressortie. A ce
sujet, une balle qui ne sort pas d’un corps transfère
toute son énergie cinétique aux tissus avoisinants et
ses dégâts sont donc plus importants que ceux occasionnés
par un projectile identique mais qui ressortirait.
La poudre propulse la balle (ou les plombs) le long du canon tout
en brûlant. Cette combustion est plus ou moins complète
en fonction de la distance qui sépare l’arme de la cible.
L’orifice d’entrée est le plus souvent d’un
diamètre un peu inférieur à celui de la balle.
Il est bordé d’un liséré dit « d’essuyage
», c’est-à-dire du dépôt recueilli
par la balle lors de sa course dans le canon. Ce dépôt
est lui-même encerclé d’une zone d’abrasion
des tissus provoquée par le frottement de la balle. Ces stigmates
varient et sont très précieux pour le légiste.
Ainsi, dans le cas d’un tir à bout touchant, comme un
suicide, la brutale bourrasque de gaz qui accompagne la sortie de
la balle du canon provoque un décollement tissulaire, une plaie
en étoile, maculée de résidus noirâtres.
>>> Suite
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