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Sciences légales : Analyse de peintures
L’analyse de peintures est en réalité un terme
générique recouvrant des examens qui concernent : les
peintures, les vernis, les encres, les cires, les adhésifs,
voire les mastics. Elle peut s’intéresser aux constituants
de base ou aux formules commercialisées, aux revêtements
monocouche ou multicouches, etc. Elle peut aussi englober certains
additifs ajoutés aux peintures : métal, substances réfléchissantes,
anti-moisissures, insecticides, etc.
Les peintures sont composées d’une résine (acrylique,
vinylique ou glycérophtalique principalement), d’un solvant
organique ou aqueux, et de pigments divers.
Les solvants organiques utilisés dans les peintures glycérophtaliques,
dites « à l’huile », sont surtout l’alcool,
les cétones, le white-spirit, le toluène, le xylène.
Contrairement aux solvants, les pigments sont les mêmes pour
tous les types de peinture. Ce sont souvent des sels de métaux,
dont des sels de cobalt.
L’analyse de toutes ces substances – mais également
de certaines impuretés – et de leurs proportions relatives
fournit de précieuses indications quant à l’origine
d’un copeau de peinture retrouvé par exemple dans une
plaie, ou incrusté dans la peau d’une victime. Dans le
cas des voitures, l’analyse des peintures composant les différentes
couches appliquées sur la carrosserie peut permettre de remonter
jusqu’à la marque du véhicule, le modèle
et même l’année de mise en vente.
La comparaison entre le copeau retrouvé sur la victime et la
peinture de l’objet l’ayant abandonné (arme, voiture,
etc.) est la plus probante.
Les techniques utilisées pour ces analyses sont variées.
Elles vont d’un examen visuel de l’échantillon
récolté (forme, taille, couleur, irrégularités
de surface, nombre de couches, etc.) ou d’une microscopie optique
à la microscopie en lumière polarisée, spectroscopie
à infrarouge de Fourier, diffraction aux rayons X, fluorimétrie,
spectrométrie de masse, chromatographie en phase gazeuse, microspectrophotométrie,
et microscopie électronique à balayage, sans oublier
toute la batterie des tests micro-chimiques qui aideront à
élucider la composition des peintures. Ces derniers étant
destructifs pour l’échantillon, ils sont pratiqués
en toute fin d’examen ou plus volontiers lorsque le volume d’échantillons
est assez conséquent pour qu’on puisse se permettre d’en
perdre.
Romans concernés : >>>
Signe suspect
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