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Eléments de preuves : Le mode opératoire
• Les meurtres
Dans son livre, Patricia Cornwell remet en cause sur de nombreux points
les rapports des médecins légistes et de la police.
Ces rapports, rédigés à une époque où
la médecine légale n'en était qu'à
ses balbutiements, ont orienté l'enquête vers de
fausses pistes. L'assassin aurait été gaucher
ou ambidextre, tenant une arme blanche dans chaque main, et doté
d'une force considérable. Il aurait tué ses victimes
de face en donnant tout d'abord des coups de couteau dans l'abdomen,
puis leur aurait ouvert la gorge une fois à terre. Il aurait
eu des connaissances approfondies en anatomie et était peut-être
un docteur (la liste des suspects en comporte plusieurs). En outre,
les médecins légistes n'imaginaient pas comment
l'Eventreur pouvait accomplir de tels dégâts en
quelques minutes. Il devait mettre au moins un quart d'heure
pour trouver les organes et emporter ceux qui l'intéressaient.
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Comme le montre Patricia Cornwell, la science médico-légale
moderne aurait conduit à des conclusions entièrement
différentes, et les suppositions selon lesquelles l'assassin
aurait été gaucher ou chirurgien sont largement infondées.
Il égorgeait ses victimes par-derrière dans un premier
temps. La trachée sectionnée, celles-ci n'avaient
pas le temps d'émettre le moindre son. De plus, l'Eventreur
évitait ainsi de se faire asperger par le sang « vicié
» des prostituées. Il utilisait certainement une seule
lame, pointue, solide et tranchante, dont l'utilisation ne nécessite
aucune force surhumaine. En quelques secondes, la victime se retrouvait
à terre. Il n'y a ensuite pas besoin de beaucoup de temps,
ni d'une grande précision chirurgicale, pour éviscérer
la victime, découper l'utérus ou emporter le cœur.
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Preuves
>>> Les victimes
>>> Ennui,
1913
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