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Londres 1888 : Des music-halls à R. L. Stevenson
En 1888, les possibilités de distractions qui s'offraient
aux Londoniens étaient nombreuses. Le musée de madame
Tussaud présentait des statues de cire de personnages célèbres,
et la toujours très populaire Salle des horreurs attendait
ceux qui avaient les moyens d'acheter des places. Les «
freak shows », attractions foraines exhibant des « monstres
» tels que Joseph Carey Merrick, dit « Elephant Man »,
attiraient de nombreux spectateurs en quête de sensations.
C'était aussi la grande époque des music-halls victoriens,
où des centaines de spectateurs s'entassaient pour passer
des heures à boire, à fumer et à profiter du
spectacle sulfureux. Les vedettes de music-hall choquaient la bonne
société en apparaissant vêtues de tenues jugées
scandaleuses. Ces music-halls étaient également des
lieux où les prostituées trouvaient facilement leurs
clients, et il est probable que Jack l'Eventreur y repérait
ses victimes.
Le roman de Robert Louis Stevenson Docteur Jekyll et Mister Hyde
venait d'être adapté au théâtre, et la pièce
rencontrait un immense succès. Stevenson nous offre une description
remarquable d'un psychopathe : quand le Docteur Jekyll, l'homme bon,
se transforme en Mister Hyde, il est submergé par la rage et
le désir de torturer et d'assassiner celui ou celle qu'il rencontre.
Après le meurtre, Hyde, enivré par le sang, s'enfuit
dans les ruelles obscures. Pour Patricia Cornwell, « il existe
de nombreux parallèles entre Jack l'Eventreur et Mister Hyde
: des disparitions inexplicables, des écritures différentes,
le brouillard, les déguisements, des cachettes où étaient
conservés des vêtements de rechange, une stature, une
taille, une démarche contrefaites ». |
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