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L'enquête : Le livre d'or du Lizard
Au printemps 2001, le critique gastronomique Michael Raffael
passe quelques jours dans les Cornouailles, au Rockland Bed &
Breakfast de Lizard Point, autrefois appelé le Lizard Hotel.
A la fin du XIXe siècle, le Lizard était fréquenté
par des artistes, des écrivains, des députés,
des lords et des ladies : Henry James, William Gladstone, George Moore…
En feuilletant un vieux livre d'or de l'époque,
il tombe sur de curieux dessins et sur le nom « Jack l'Eventreur
».
Quelque temps plus tard, il entend parler de l'enquête
de Patricia Cornwell et lui écrit pour lui faire part de sa
trouvaille : « A en juger par sa disposition sur la feuille,
par le style d'écriture et l'encre sépia,
je peux vous assurer que cette notation est très certainement
contemporaine du livre et de toutes les autres notations qui l'entourent.
»
Intriguée, Patricia Cornwell se rend au Lizard. Les dessins
dont parlait Raffael représentent un homme, haut-de-forme,
monocle et parapluie, et une femme qui se promènent. A côté
de l'homme on lit « Jack l'Eventreur ». Il
regarde la femme et dit : « Elle est pas mal, hein ? »
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Mais d'innombrables autres détails parsèment le
livre. Annotations grossières, gribouillis enfantins, dessins
et remarques sarcastiques finissent de la convaincre que c'est Sickert
lui-même qui a « parcouru le livre d'or armé
d'un crayon noir, d'un crayon de couleur violet et d'une
plume ». Intuition confirmée par le Dr Anna Gruetzner
Robins : « Assurément, nul ne peut nier que ces dessins
correspondent à ceux qui figurent dans les lettres de l'Éventreur,
dit-elle. Ce sont des dessins au crayon très habiles. »
L'un d'eux, affirma-t-elle, est une caricature de Whistler,
et il ne fait pas de doute que Sickert est l'auteur de ces dessins.
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Gruetzner Robins
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