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L'enquête : Plongée dans l'enquête
Se plonger dans cette enquête, c'est d'abord essayer
de se représenter Londres à la fin du XIXe siècle.
La « plus grande ville du monde » recelait des quartiers
en ruines infestés de vermine, où la malnutrition, la
maladie, le crime, la prostitution et l'alcoolisme s'étaient
développés à un rythme effréné
avec l'afflux démographique lié à la révolution
industrielle. Un million de personnes vivaient dans l'East End,
surnommé « l'Abîme » par le romancier
Jack London. Les prostituées qui hantaient ses rues sombres,
réduites à l'état d'épaves
par la boisson, étaient la proie idéale pour un meurtrier
comme Jack l'Eventreur.
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Les premiers crimes eurent lieu en août 1888. Très vite,
la Police métropolitaine, déjà impopulaire, fut
dépassée et tournée en dérision par les
centaines de lettres signées de l'Eventreur qu'elle
reçut, ainsi que par la presse, qui s'empara de l'affaire.
Patricia Cornwell ne tarde pas à se rendre compte que l'insuffisance
de la science médico-légale de l'époque
a lancé la police sur des pistes fantaisistes et a donné
naissance à une liste de suspects peu probables. Le mode opératoire
était mal établi : attaquait-il de face ou par-derrière
? La nature exacte de l'arme du crime était inconnue.
Les Anglais de l'époque victorienne n'avaient que
l'embarras du choix pour se procurer toutes sortes d'armes
blanches et, au vu des rapports des médecins légistes,
beaucoup auraient pu faire l'affaire de l'Eventreur.
Parmi la liste des suspects figurait Walter Sickert, dont le nom avait
été évoqué en 1970 en relation avec une
prétendue conspiration royale impliquant le duc de Clarence,
petit-fils de la reine Victoria. Se rappelant la remarque de John
Grieve au sujet de Sickert, Patricia Cornwell commença à
s'interroger sur le peintre impressionniste et se plongea dans
son œuvre.
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